QUI SOMMES-NOUS ?

On est des « vrais gens » qui avons longtemps réfléchi à ce qui nous réunissait : des valeurs de mixité sociale, de solidarité, de partage, d’hospitalité, de bien vivre… qui expliquent notre engagement pour ce mode d’habiter. Cet immeuble abritera treize ménages, dans des T2, des T3 ou des T4. Aujourd’hui nous sommes déjà dix ménages. Il reste deux T4 en PLS dans la coopérative et un T4 à PLURALIS (locatif social).


Les Habitant·e·s

Nous venons d’horizons et de cultures variés, ce qui nous donne une belle énergie. Notre philosophie de vie : une envie d’ouverture et de curiosité, la prise en compte de nos différences, la qualité des relations entre nous et nos futurs voisins, des principes de sobriété, sont aussi les graines d’une autre forme de transition… Nous n’avons pas les mêmes rythmes de vie, ni les mêmes centres d’intérêts, mais ces différences sont déjà de vrais sujets de débats. La vie de groupe une fois dans les lieux promet d’être riche.

Pourquoi avoir choisi d’habiter en ville ?

Nous aimons la vie en ville, soit parce que nous y travaillons, soit parce que nous ne voulons pas être éloigné.e.s de la culture, des loisirs, des services de santé… surtout lors de la retraite. Nous voulions aussi être proches d’un arrêt de tram ou d’une ligne de bus Chrono. Plusieurs ménages, à l’heure actuelle, ont renoncé à leur voiture pour privilégier des déplacements à vélo, et pour des distances plus longues, ils s’orientent vers Citiz (auto-partage) ou du co-voiturage.

Nos valeurs

À l’origine du projet, nous avons commencé par définir nos valeurs communes. Elles sont certainement imparfaites, subjectives, mais elles ont été partagées au sein du groupe. Elles sont notre socle et disent des choses de ce qui est important pour nous 

  • un projet regroupant diverses mixités : économique, sociale, générationnelle, culturelle…
  • des solidarités rendues concrètes : financière, matérielle, humaine…
  • une ouverture : en contribuant à la vie du quartier, en participant aux jardins collectifs de la Ville, en ouvrant une table d’hôtes, en prêtant la salle commune et l’atelier de bricolage…
  • une conscience écologique et la recherche d’une sobriété (économique, énergétique…)

Une des fonctions de l’association Graine de bitume sera d’organiser les aspects collectifs de la vie quotidienne et des espaces partagés de la coopérative d’habitants.

Pourquoi avoir fait le choix d’une coopérative d’habitant·e·s ?

C’est le seul statut juridique de l’habitat participatif qui sort une opération immobilière du système spéculatif. Pourquoi payer son logement plus cher que son véritable coût de revient ? Pourquoi subir la spéculation immobilière, qui s’explique notamment par l’énorme plus-value du foncier depuis quelques années ? Nous tenons encore fortement à notre demande de bail à construction, pour que le terrain reste propriété de la Ville de Grenoble. Mais ce choix qui semble simple n’est toujours pas opérationnel depuis 2015 qu’il a été voté en Conseil municipal. Lorsque les politiques du logement auront fait le choix, à tous les niveaux de décision (du local au national), de ne pas spéculer sur le foncier ni sur le bâti, l’accès au logement pour tous sera enfin une réalité. Le logement reconnu comme un Commun demain ?

Mais qu’est-ce que la Coopérative d’habitants ?

« Une société coopérative d’habitants regroupe des personnes qui veulent gérer et améliorer, ensemble, les logements qu’ils occupent dans un même immeuble ou sur un même terrain. Les valeurs fondamentales sont la propriété collective, la sortie du système spéculatif et la démocratie » (Fédération française des coopératives d’habitants Habicoop) La coopérative est propriétaire du bâtiment et loue les appartements à ses membres coopérateurs. Le fonctionnement est démocratique : chaque personne a un droit de vote quel que soit son investissement financier (ses parts sociales), la taille de son logement ou sa redevance (loyer) auprès de la coopérative. Individuellement, chaque membre est propriétaire de parts sociales et non du logement qu’il occupe. Si un membre décide de partir vivre ailleurs, il ne vend pas l’appartement qu’il occupait, mais récupère les parts qu’il a investies dans la coopérative. Ce principe vise à lutter contre la spéculation immobilière.